Rédacteur de la rubrique "Père à perpète "
Il n’a même pas 20 ans, lorsqu’en 1976 naît son premier enfant (un garçon), issu d’un premier mariage qui durera la bagatelle de 5 ans. Il n’y est pas prêt, et décide d’apprendre sur le tas. D’ailleurs, il n'a pas trop le choix. Au rythme de Maxime le Forestier, cheveux mi longs et lunettes à la Derrick, il endosse pour la première fois son costume (en velours côtelé marron de père de famille).
A la suite d’un divorce dans les règles de la chevalerie, il passe quelques années d’un célibat somme toute très relatif, mais qui suffit à le classer dans la catégories des pères célibataires. Il vit au rythme des gardes alternées, et du sempiternel week end de rapprochement familial.
Au
bout de quelques années, il rencontre celle qui deviendra sa deuxième
femme, et avec qui il coule – en tout cas aux dernières nouvelles – des
jours heureux.
Elle aussi est de la caste des divorcées, mamans d’une petite fille de 3 ans.
Notre père des années 70 se mue alors en beau-père de la fin des années 80, dans une démarche alternant implication et retrait. Il porte des polos Adidas, une coupe en brosse, court 100 km / semaine, et pendant ce temps, Maxime le Forestier chante « Ambalaba ».
Mais
puisque la posture paternelle est pour lui une espèce de sacerdoce,
notre sympathique masochiste familial décide de remettre le couvert
dans les années 90, pour la 3ème (et dernière ?) fois. C’est encore
une petite fille qui vient au monde. Petite cinquantaine, petite
calvitie, certaine expérience de la vie…entre maturité et excès de
confiance, comment notre père à perpète gère-t-il cette nouvelle
configuration de la paternité ?
(et accessoirement, Maxime le Forestier continue-t-il à chanter ?).


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