Par toute l'équipe Papa travaille

Toute les membres de l'’équipe de Papa Travaille se prêtent au jeu d’expliquer
pourquoi ils ont assisté à la naissance de leurs enfants, ou pas, et s’ils sont
partants pour recommencer.
Julien Lecointe : « J'ai assisté à la naissance de mon fils parce que j'ai participé à toutes les étapes pendant la grossesse. J'ai accompagné ma copine pour les échographies et quelques cours de préparation à la naissance prévus aussi pour le papa. C'était donc tout à fait normal que j'assiste à l'accouchement (même si je tourne de l'oeil à la vue d'une seringue ou d'un peu de sang). C'est un moment à vivre à 2, jusqu'au bout si on a la chance d'avoir un accouchement qui se passe bien. Curieusement j'étais assez détendu et serein (grâce aussi à l'équipe de la maternité). C'est émotionnellement très fort et on laisse facilement les appréhensions de côté. La seule chose un peu désagréable a été la délivrance (le truc dont on parle jamais). En fait, on croit que quand le bébé arrive et que le cordon est coupé tout est fini, alors que non pas tout à fait, et c'est pas la partie la plus ragoutante, pour la maman et le papa. »
Gabriel Batty: « Ca sent la question piège. N’ayant pas encore été confronté à cette
prise de décision, je ne peux me prononcer qu’a priori. Alors a priori :
NON ! Mille fois non ! Au risque de passer au choix pour un
incapable, un lâche ou un macho d’une autre époque (rayez la mention inutile,
ou gardez les trois, comme vous voulez). Un discours dominant veut que le papa
partage tous ces instants magiques de grâce. Qu’il accompagne sa femme, lui
prenne la main, pendant que celle-ci donne (offre) la vie. Personnellement, je ne vois pas les choses comme ça. Premier
argument : je suis hypocondriaque au dernier stade. Un pas dans un
hôpital, je commence à transpirer, à me sentir mal… à développer tout l’arsenal
des maladies nosocomiales. Une goutte de sang, je défaille. Mais le vrai
argument n’est pas celui-ci. Le vrai argument, c’est l’argument sexuel !
L’harmonie sexuelle dans un couple, c’est un équilibre délicat. Une osmose
toute en finesse. Et disons le clairement, je n’ai pas envie de voir ma femme
pendant des heures, les pattes en l’air, avec un sexe déformé. Je n’ai pas
envie de la voir pousser par tous les trous (désolé, c’est cash !), je
n’ai pas envie de voir un petit être grand comme ma cuisse sortir de son vagin.
C’est clair ? J’ai trop peur que ce moment n’ai une résonnance négative
sur notre future vie de couple. Et je ne parle pas de la magie de l’épisiotomie,
et autres réjouissances. J’ai envie de garder une image idéalisée. Vous pouvez penser
qu’il s’agit là d’un argument strictement égoïste. Pour moi, c’est un argument
de couple.
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